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Côme Détour En Catimini pochette

Allez ! Allez !!!

à mes amis d’Ovésie... Le 20 mai 2003

Finie la semaine de dur labeur
Mon taf a l’ennui ravageur
Oui mais sortir dehors
Demande encore un effort
Pauv’ pomme usée jusqu’au trognon
J’resterai bien à la maison

Allez! Allez! Faut s’bouger sortir flirter jusqu’à l’aurore
Et vibrer dans une soirée (un peu) rock and roll


Porter le charme à la hauteur
C’est l’naufrage en risque majeur
Car pour briller dehors
Il faudrait se sentir fort
En berne les ailes du papillon
j’me sens moche dans mon cocon

Allez! Allez! Faut s’bouger, sortir, flirter jusqu’à l’aurore
Et vibrer dans une soirée (un peu) rock and roll

ANYMORE

à Christian... le 7 avril 2012

Pretty- Pretty girl...
From everywhere
I’m beholding You
When you’re around
Pretty-Pretty girl...
Is it your light dress?
Or your innocent face of not culprit?
Not so blind...

Anymore
Like a chaining
The only thing to do
Is just to be my lover
Be my lover


Crazy -crazy girl
In the dawn of the night
Don’t be so wild
When you’re alone
Crazy -Crazy girl
They are two answers
And many more in your body, your eyes
Not so wise...

Anymore
Like a chaining
The only thing to do
Is just to be my lover
Be my lover

Sexy -Sexy girl
In the heat of the night
Don’t show your ass
Moving like that
Sexy -Sexy girl
Are you calling my help?
Can it be done tonight?
All right...

Anymore
Like a chaining
The only thing to do
Is just to be my lover
Be my lover

Barnum

à Charles Aznavour, Le 29 janvier 2012

Que chantent les thèmes et les refrains
Sur les radios au quotidien ?
On nous arrose à l’eau de rose
De chants d’amours et petits chagrins

C’est l’overdose en monochrome
Des sentiments de tragédien
Ça pisse à flots le drame-mélo

Et ça romance à outrance
Les p’tits cœurs tendres

Mais tourne-tourne-tourne bien,
Le barnum te remercie bien
Les annonceurs s’en frottent les mains
Mais tourne-tourne-tourne sur rien
C’est petits chichis et baratin
Tout est tranquille citoyen

Au pays des enfants gâtés
N’y-a-t-il pas d’autres sujets ?
Que tous ces torrents compassés
De petits bobos en mal d’aimer

Suffit d’une gueule pour gazouiller
Un look tendance pour se démarquer
Quand le casting prime sur l’audition...
............................................
Peut-on blâmer le producteur
Qui joue son fric seul sur l’auteur ?
Ou l’diffuseur en manque d’audace
Quand l’audimat condamne l’erreur

C’est finalement sur l’auditeur
Que se focalise ce billet d’humeur
Car on aime bien trop toute cette guimauve

Ça nous romance à outrance
Nos p’tits cœurs tendres

Mais tourne tourne tourne bien
Le barnum nous remercie bien
Les annonceurs s’en frottent les mains
Mais tourne-tourne-tourne sur rien
Nos petits chichis, nos baratins
Dormons tranquille citoyens

Ça balance

Le 26 août 2011

Tout le monde est là ce soir,
Réunion amicale
La question c’est : qui balance qui ?
Et croyez bien que c’est pas morose quand ça critique
Et ça balance à tour de rôle même entre amis

Ce n’est jamais comme il faut
Il y a toujours des défauts
Sur ce qui nous différencie
Et on suppose la vie des autres sans se découvrir
C’est la conversation du pauvre en mal de vivre

Mais pas moi...Moi, j’fais pas ça...Soyez sympa...Parlez pas de moi...

On n’y peut pas grand-chose
Se lamentait une rose
Mais j’ai bien vu : elle pique aussi
C’est une façon contre les autres de tuer l’ennui
On écrase la gueule de l’autre par dépit
Mais pas moi...Moi, j’fais pas ça...Soyez sympa...Oubliez moi...
D’autant que ce soir...Oh, je vous dis pas...Il y a ce gars-là...C’est un connard...
Il a toujours raison
Et forte argumentation
Non mais vraiment, il se prend pour qui ?
J’dois vous avouer qu’il ne dit pas que des conneries
Moi, c’qui m’embête c’est qu’on l’écoute lui

Il y a aussi cette fille-là
Qui se tape ce mec-là
N’allez pas croire qu’c’est jalousie
J’dois vous avouer qu’elle m’a refusé son lit
Et c’est tant mieux car finalement j’aime pas son style

Oh la la... Faut pas faire ça... Soyez sympa... Faites pas comme moi

Et ça crache partout ou l’on passe
On pourrait être... un peu plus digne... un peu moins lâche
Et ça casse sur tout ce qui nous dépasse
On pourrait être... moins conformiste... un peu plus large

Réunion amicale
C’est le grand déballage
Mais à qui donc profite le crime ?
On dramatise pour donner goût à nos vides
Et on s’valorise au détriment, c’est facile
On dramatise pour donner goût à nos vides
Et on s’valorise à très bon compte... Merci...

Colombine

à Pascale… à Cathy… le 19 mars 2011

Le début de cette histoire peut ennuyer
J’étais assis et tout tranquille en train d’glander

Sur ma terrasse balcon, je regardais
Une bande de volatile qui picorait
Mon attention fut attirée par une femelle pigeon
Je vous présente colombine elle est belle, fière comme un paon !

Pas bécasse, ni autruche mais aux aguets
Elle est chouette Colombine, en train d’becter
Quand soudain semblant crever le ciel et venant de nulle part (merci Barbara)
Surgit Hector le magnifique, un Don juan notre pigeon mâle !

La suite de cette histoire peut faire marrer
Hector gonfla son torse à exploser
A la façon d’un coq, il vint à l’effleurer
Mais dame Colombine voulait pas s’en laisser conter !

A deux pas, elle s’éloigna un peu blasée
Mais le bougre revint dardar la chahuter
Tel un Travolta d’volière, il se mit à onduler
Trop funk pour Colombine qui préférait l’envoyer valser !

Ce p’tit manège dura l’éternité
J’me dis Hector, t’es chiant, t’es lourd, laisse tomber...
Et j’en étais là à me consterner
Quand soudain me vint une drôle d’idée
Mais pourquoi diable,
Elle ne s’est pas... envolée ? !!!

Le final de cette histoire, vous devinez...
J’ai vu mes deux pigeons jouer à saute-mouton sur le balcon
J’ai vu ces 2 couillons à califourchon sur l’horizon
Hector surfait la colombine
Qui dès le départ en avait envie...
Consternation de mes illusions
La femelle peut être poltron... à l’occasion !

Le constat de cette histoire peut déranger...
Hector, Gérard, Zoubir, Stéphane, écoutez
Posez clairement votre intention et patientez...
Laissez partir et revenir
Laissez tourner la colombine
Qu’elle réfléchisse pour assumer...
Sa liberté, égalité !

Maussade

Le 24 mars 2012

Je suis d’humeur maussade, maussade... Ooooh...

C’matin je quitte mon appartement
Déboule dans ma rue, me cogne aux encombrants
On parle d’écologie mais tout le monde en fait autant
Moi je dis non...

Puis je m’active, dans le métro je descends
Là, on me bouscule, pour juste une place devant
Les regards s’esquivent pour s’donner bonne conscience
Moi je dis non...

Je suis d’humeur maussade, maussade, oh-oh-oh-oh
C’est pas le moment... De m’passer devant...

Une abrutie au fond du bus se prend...
Pour une standardiste, (moi qui) je lisais paisiblement
Après une accalmie, de plus belle, elle reprend
Et moi je dis non...

Quand à midi, pour la pause je descends
Fumer tranquille et souffler un moment
Un type m’agrippe, une clope il me quémande
Et là pour la dixième fois je dis non...

Je suis d’humeur maussade, maussade, oh-oh-oh-oh
C’est pas le moment... Te gare pas devant...

Tous anonymes, on s’insulte au volant
Ici je t’encule et là j’te passe devant
Dans le trafic, facile d’être délinquant
Moi je dis non...

Je suis d’humeur maussade, maussade, oh-oh-oh-oh
C’est pas le moment... Non...

En principe, j’suis plutôt tolérant
Mais là j’dois dire, mon élégance fout le camp
Rester gentil ou feindre l’indifférence
Demain, je dirais non !

Musique

Le 22 août 2011

Moi et la musique
C’est une histoire pathétique
Loquace, cette coquine
Ne me lâche pas jour et nuit

Point d’orgue de sa frénésie
Elle m’sort du lit pour un délire
Et là ! Avec cette chipie
On s’carapate ! En litanie
........................................
Les grâces qu’elle me confie
Virevoltent, pirouettent en harmonie
L’extase qu’elle me distille
Subjugue sensuelle nos fantaisies
........................................
C’est vrai, elle est lunatique
Ça fait son charme et mon désir
Fugace, quand elle me sourdine
J’attends l’espiègle, je me languis
........................................
Donne-moi les temps forts
De ton corps sous mes doigts
Donne-toi et puis soupire encore
Rythme en bémol mon cœur qui bat

Petit Bonhomme

à William Sheller, Le 3 juin 2011

Ce p’tit bonhomme tutoie les nuages
Penche sa tête, rature sa page
Il est pensif, attend un message
Qu’une muse lui confierait
En douces messe-basses

Et il fredonne en cherchant la trame
Tourne l’envers et l’endroit de sa phrase
Quand il trouve le style, son piano déclame
Des tranches de vie
D’un garçon à spirales
Ô Spirales...

Il tisse l’écho de notes filigranes
Cisèle l’harmonie en artisan mélomane
Il est parti, voyage orchestral,
Dans une mélodie
Ou se bercent les étoiles
Ô Sidérales...

Pas de roman ni de persiflage
Juste des impressions qu’il peaufine en syllabes
Histoires précieuses qui touchent la mémoire
Tel un Philippe Delerm
A la plume musicale

Pudeur cache-col pour un récital
A Montfort-L’amaury, Genève, la Cigale
Il vit sa musique, distance les mirages
Et vient en intime,
Et confessions amicales
Ô Amicales...

Ce p’tit bonhomme tutoie les nuages
Penche sa tête, rature sa page
Ce p’tit bonhomme tutoie les nuages
Penche sa tête et doucement se remet à l’ouvrage...

Une demoiselle

Le 14 juillet 2011

Une demoiselle monte dans le wagon
Sur la ligne 7 à Censier Daubenton
Elle est si belle que les autres femmes en ont
Des coups d’œil austères en vaines comparaisons

La mignonette se colle à la cloison
Ecouteurs aux oreilles, elle relève le menton
Elle m’ensorcelle d’un regard qui en dit long
Sur l’pouvoir éphémère des filles qui sont canon

Et moi, je ne vois qu’elle mais par quelle illusion
A-t-elle mis l’étincelle à ma destination
Et moi, je ne veux qu’elle et je comprends l’attraction
Qui rend les femmes hautaines et les mecs un peu cons
Une silhouette, du monde au balcon
C’est la ritournelle dans toute la station !

C’est peut-être une garce, une fesse à claque
Je fantasme même sur l’penchant de ses passions
J’suis pas pornographe, ni Casanova
J’aimerais tout de même m’approcher à tâtons

Car moi... Refrain
Pic et colégramme, Bourre et ratatam
Je tergiverse en d’inutiles questions
Maintenant qu’elle s’apprête à quitter le wagon
Je souris amer d’être muet comme un couillon

Car moi... Refrain

Si cette demoiselle entendait ma chanson
Qu’elle se reconnaisse en fidèle description
Je prie pour qu’elle s’en vienne et entame conversation
Sur les aventures humaines qu’on perd à l’occasion

Mais moi... Refrain

VIERGE

Le 30 juillet 2011

Voici l’histoire,
D’une jeune femme jolie berbère
D’à peine la trentaine
Et qui est caissière
A deux pas d’chez moi

Oh imagine-toi
Ce regard qui est merveille
Ferait pâlir un arc-en-ciel
Et tague mes rêves
D’un je-ne-sais-quoi

De texto en appels
On s’envie, on s’ensorcelle
Alors pendant des mois
Je tiens le contact
Elle ne sait pas quoi faire

Enfin chez moi
Elle se cache, on se caresse
Pris par une sorte d’ivresse
Que ni elle ni moi
Ne savons combattre

Mais elle ne peut pas !
Faire l’amour avec moi
Bien sûr qu’elle en crève
Ecoute sa prière
Respecte son choix

Pour elle, j’suis le diable

Vierge pour le mariage !
Elle va jouer sa vie entière
Ses enfants et son bien-être
Comme à la roulette
Pour moi, c’est trop cher

Alors voilà...
Elle fera selon ses pères
Et ma fibre libérale à l’occidentale
Elle n’en n’a que faire...

Fatima, un jour tu comprendras
Que le plaisir n’est pas tabou
Hors tradition et discours

Pour rester Vierge Fatima
T’as sacrifié plus que toi,
T’as hypothéqué l’amour, l’amour...

L’aventure « En catimini »


Une interview d’Aymeric Polony (AP), journaliste à « La noix », journal satiro-enigmo-sarcastique de la presqu’ile de Paris...


AP : Côme, qui es-tu ? Un garçon, simplement...


AP : C’est tout ? Oui...


AP : Bon, d’accord ... Mais, tu viens d’où ? Je suis né en Cotentin, petit bras de terre étendu en mer...


AP : C’est là que tu vis ? Non... Après être passé par Orléans, Lille et Rambouillet, je vis maintenant en région Parisienne.


AP : Ou ? Cela ne te regarde pas.


AP : Bon, ok (ça ne va pas être commode cette interview)... Tu as quel âge ? Côme est né il y a environ un an... ;)


AP : D’accord ... Sur ton album ou ton site, on ne voit pas ton visage, pourquoi ? Comme l’âge, un visage c’est déjà un message... Qu’on le veuille ou non, un visage a des connotations dont chacun se fait l’interprète (souvent sans appel)... C’est uniquement ma musique, mes chansons que je souhaite faire passer...


AP : Parlons de l’album « En catimini », pourquoi l’avoir nommé ainsi ? Depuis longtemps, je fais de la musique en solitaire et en cachette... Même mes plus proches ne savaient pas ou quasiment pas...


AP : Quand même, pourquoi se cacher de tous ? Par pudeurs et complexes, sans doute...


AP : Complexes ?! La musique a été un rêve prégnant d’enfant... Il m’a fallu attendre d’avoir déjà bien entamé ma vie d’adulte pour m’y mettre seul. J’ai commencé à déchiffrer et pianoter des partitions (notamment celles de William Sheller). Puis, très vite, je me suis mis à bidouiller des petits trucs à moi. C’est devenu une passion, allant parfois jusqu’à la manie obsessionnelle ! Alors, ne pas avoir de formation, de technique m’a beaucoup complexé... Me considérant piètre musicien et instrumentiste, je n’osais pas faire écouter...


AP : « Bidouiller » des petits trucs, cela veut dire quoi ? J’ai découvert la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) en 1995. Cela m’a permis d’enregistrer les petits morceaux que je faisais pour éviter de les oublier. Puis, à l’étape suivante, je me suis mis à orchestrer, arranger, composer toutes les lignes (piano, basse, violons, batterie, etc.)... La MAO, c’est comme un super enregistreur...


AP : Si je comprends bien, c’était essentiellement de la musique instrumentale ? Oui... Ces morceaux, allant de la simple idée – une ligne de piano – à des orchestrations plus fournies, sont stockés dans mon ordinateur dédié à la musique. Cela représente plus de 300 bribes qui ont toutes un point commun : Jamais rien de fini ou finalisé ! Je ne sais pas terminer !


AP : Comment es-tu passé de l’instrumental à la création de chansons ? C’est une longue histoire... D’un côté, j’écrivais des textes, des petites histoires et de l’autre, je faisais de la musique instrumentale, sans jamais réunir les deux...


AP : Vois-tu, les lectrices à « La noix » aiment les histoires... Je t’écoute... Début 2011, Je me suis laissé embarquer dans un projet de groupe ayant pour objectif de faire des créations originales plutôt que des reprises. J’étais stressé de jouer avec des musiciens amateurs de très bon niveau mais motivé par le fait de pouvoir faire jouer en « vrai » certaines de mes créations. J’ai proposé le morceau « Allez ! Allez ! » qui s’appelait alors « Sortir ». Les paroles n’étaient pas terminées mais, en l’absence de chanteur ou chanteuse, cela ne posait pas de problème. L’accueil du groupe fût enthousiaste, cela m’a énormément rassuré sur ma capacité à créer des chansons. Puis, un différend « artistique » m’a amené à quitter rapidement ce groupe. Je suis donc parti avec l’intention de produire quelque chose seul ! S’en est suivi une période de repli et d’intenses créations, 2011-2012...


AP : Oui, sur l’album, les morceaux sont souvent datés de cette période-là... Je me suis mis à composer, écrire, orchestrer, arranger comme un dingue avec en ligne de mire : Enfin, finaliser et terminer quelque chose !


AP : Tu as donc fait des maquettes ? Oui... Fin 2012, c’est plus de 40 chansons ou idées de chanson qui ont été créées et enregistrées... J’ai contacté Patricia pour qu’elle vienne enregistrer les chœurs sur certaines maquettes (je n’avais pas encore enregistré ma voix)... Ce fût une sacrée expérience ! Patricia s’est appliquée à suivre mes indications lors de cette séance conviviale mais néanmoins exigeante... Le souvenir de cette journée est désormais gravé pour longtemps...


AP : Puis, tu enregistres ta voix ? Cette étape me terrifiait. Car, certes, j’aime chanter mais je ne m’étais jamais réellement entendu... Et là, à fortiori, il fallait le faire sur mes propres chansons, c’est à dire sans repères ! Vois-tu, le timbre de voix, c’est comme la beauté : une injustice ! Ça passe ou ça ne passe pas... Alors, j’ai chaussé mon casque, lancé la musique et appuyé sur l’enregistreur... Une fois terminé la prise du chant de cette première chanson, je n’osais pas écouter !!! Direction ma cuisine pour prendre un réconfortant (2 cognacs cul sec !) avant d’affronter la vérité... Retour devant mon ordi... Rembobinage... Réglage du volume... Prêt... Alea jacta est !... Je clique sur le bouton « Play »...


AP : Ensuite, comment passes-tu de ce stock de chansons à l’élaboration de l’album ? Mes chansons étaient bien au chaud dans mon ordinateur ou dans ma tête et cela m’allait très bien, cela me suffisait... A vrai dire, c’était plus un rêve d’album qu’un projet concret à ce moment-là...


AP : C’est quoi le déclic alors ? Qu’est-ce qui va t’ammener à produire l’album "En catimini" avec des moyens professionnels ? Une rencontre.... La « souffleuse d’étincelles »... Linda...


AP : C’est-à-dire ? Linda adorait les chansons que je lui faisais écouter... Bien plus décidée que moi, elle m’a sans cesse relancé pour avoir des enregistrements de ces chansons (Tout comme ma sœur d’ailleurs)... Je lui rétorquais que graver directement de mon ordinateur à un CD était de piètre qualité. Alors, elle s’est mise en recherche d’un professeur pour que j’apprenne les balances, les mixages, les compressions et toutes ces choses indispensables à la restitution d’un album sur CD.


AP : C’est donc elle qui t’a poussé à prendre des cours ? Oui... Et je crois que sans elle, l’album en serait encore à l’étape du rêve...


AP : Que se passe-t-il ensuite ? Fin 2013, un professeur est arrivé chez moi pour me donner une dizaine de cours... C’est Benoit PIMONT, musicien professionnel, artiste, multi-instrumentiste et professeur de MAO... J’ai beaucoup appris de ses cours certes, mais surtout, j’ai compris que l’enregistrement d’un album, c’est un métier qui nécessite des années de formation ! On ne s’improvise pas ingénieur du son, preneur de son ou arrangeur...


AP : Tu proposes donc à Benoit Pimont de travailler sur l’album ? En fait, pas tout de suite car si j’avais compris que Benoit rassemblait toutes les compétences nécessaires, je n’osais pas lui demander... Mes complexes, toujours mes complexes... C’est ainsi qu’avant le 8ème cours, Linda a insisté pour que je propose le projet à Benoit... Au 9ème cours, je ne lui avais toujours pas demandé ! Du coup, je me rappellerai longtemps du 10ème cours ! Benoit et moi sommes devant mon ordinateur musical... Linda s’est arrangée pour être présente, elle est postée dans l’embrasure de la porte... Pas le choix, je fais maladroitement ma demande à Benoit, genre : Je m’excuse de lui demander pardon mais si éventuellement, sans le déranger, il acceptait de travailler sur un album avec moi... Lui me répond juste « Faut voir, fais écouter... »... Là, j’étais tétanisé, c’est comme si je passais une audition... Je ne pourrais dire ce qui s’est réellement passé pendant l’écoute de 2 ou 3 morceaux : Je regardais mes pompes ! A la fin de l’écoute, Benoit a juste dit : « Ok, grave-moi les maquettes de ce que tu as pour voir ou en sont les morceaux puis je te ferais une proposition d’intervention »...


AP : Le projet d’album a véritablement démarré à ce moment-là ? Oui... Il s’en est suivi 5 mois de travail avec Benoit... Dans la semaine, Benoit réenregistrait et arrangeait les morceaux. Il a notamment joué toutes les basses, toutes les guitares pour que cela sonne plus vrai. Les dimanches, je prenais le taxi (j’avais une jambe dans le plâtre à ce moment-là) pour me rendre chez lui car il dispose d’un véritable studio à domicile ! Il me faisait écouter, me proposait des arrangements que nous peaufinions ensemble et nous avons enregistré les prises de voix. Un travail titanesque !


AP : C’est la première fois que tu travaillais avec un professionnel ? Oui... Autant, j’étais fébrile sur mes compos, mes mélodies, mes textes, autant j’étais sûr de moi sur le chant... Et c’est exactement le contraire qui s’est produit... ! C’est sur les enregistrements de voix que Benoit m’a fait le plus bosser ! Il me faisait reprendre parfois 10 fois la même phrase pour qu’elle soit juste, bien calée, audible et compréhensible...


AP : Après avoir fait ta musique seul si longtemps, cela n’a pas dû être évident pour toi de travailler avec quelqu’un ? Benoit est un professionnel... Il a fait preuve d’une grande rigueur et d’un souci du détail qui m’a impressionné. Très respectueux de mes musiques, il s’est appliqué consciencieusement à restituer l’esprit des chansons et mes lignes mélodiques à la note près. Nous avons échangé nos points de vue sans jamais vouloir forcer l’autre... Je me suis souvent rangé à ses conseils... Il m’a toujours écouté et il cherchait à comprendre ce que j’avais en tête... Ses apports ont été très importants notamment sur Colombine, Maussade, Vierge et Barnum ou les environnements qu’il m’a proposé ont colorié, surligné les chansons avec un extraordinaire relief.


AP : Tu as un exemple de cette complicité et du travail avec Benoit ? Oui, par exemple sur « Vierge »... Je lui avais gravé la maquette dont l’arrangement n’était pas abouti. Je n’avais pas réussi à reproduire l’idée précise que j’avais en tête... Une semaine plus tard, Benoit m’a proposé un premier arrangement en me disant : « je l’ai fait mais je n’en suis pas convaincu... » En effet, cela ne collait pas et Benoit était humblement embêté... Moi aussi, et pour cause ! L’arrangement que je lui avait passé ne pouvait que l’induire en erreur ! Alors, je lui ai proposé de lui jouer « Vierge » au piano pour lui transmettre l’esprit que je souhaitais donner à cette chanson... En moins de 2 couplets joués et chantés sur son piano, il avait saisi ! Il avait compris ! La semaine suivante, il me livrait l’environnement de la version le l’album... Nous avons ensuite beaucoup travaillé sur la montée dramatique des couplets et le pont avant le final... Petite anecdote sur cette chanson : La prise de voix a été faite en une prise ! J’ai tourné le dos à Benoit et Linda pendant l’enregistrement ce dimanche-là... Et j’avoue, j’avoue avoir pleuré pendant la prise de voix, submergé par l’émotion... A la fin de l’enregistrement, après avoir repris un peu le dessus, je me retourne pour découvrir, dans le silence, une Linda en larme et un Benoit tout chose...


AP : Et la création de la pochette... Qu’en est-il ? Nathalie, une proche qui connaissait mes chansons, a accepté de s’occuper de la création graphique de l’album. Il faut dire que je n’avais aucune idée de pochette ou de site... Après 2 mois, l’équipe graphisme qu’elle avait constitué avec Thomas et Julie m’a soumis pas moins de 7 maquettes !


AP : Il y avait donc la pochette dans ces maquettes ? Non... En vérité, malgré la qualité du travail accompli par l’équipe graphisme, j’ai été déstabilisé par ces visuels auxquels je n’étais pas préparé... C’était difficile pour moi de coller une image à mes musiques... J’ai souhaité alors prendre un peu de recul pour me faire à l’idée... 2 nuits plus tard, j’ai rêvé la pochette dans le moindre détail ! Dès le lendemain matin, j’expliquais à Nathalie, Thomas et Julie les contours de ce que je voulais. Charge à eux de reproduire ce que j’avais imaginé ! Ils se sont acquittés de la tâche à la perfection, avec professionnalisme... La pochette était née...


AP : Voilà, tu as l’enregistrement, la pochette... Que manque-t-il ? Le mastering et le pressage... Je fais alors une rapide étude sur Internet... Je sélectionne l’équipe professionnelle de Master Lab System à Nantes... Voilà, le devis est accepté... Benoit télécharge les mix et nous attendons la version masterisée...


AP : Ronan CLOAREC de Master Lab System a la réputation d’être un des meilleurs ingénieurs du son en Europe, j’imagine que ce mastering s’est fait aisément ? Pas tout à fait ! J’ai refusé la première mouture du mastering... Ronan avait calibré ce mastering à la mode du moment (Basses et percussions surdimensionnés dans les graves notamment)... J’ai contacté Ronan et nous en avons discuté. Il a accepté de refaire le mastering pour qu’il soit plus proche de mes aspirations... Je l’en remercie encore...


AP : Voilà, ton album est finalisé... La suite, c’est quoi ? L’étape la plus cruciale : L’accueil et le feedback de mes proches... Je leur envois l’album en pensant que s’ils n’aiment pas, je n’irai pas plus loin en terme de diffusion...


AP : Comment tes proches vont-ils accueillir « En catimini » ? De façon dingue ! Les 2 ou 3 semaines nécessaires à la réception et l’écoute de l’album ont été pures folies ! J’ai reçu des textos, des mails, des clins d’œil, des appels (parfois chantant), des témoignages d’écoute en boucle, des Post sur Facebook, des courriers et même les premières commandes ! J’avais tellement besoin de l’assentiment de mon entourage pour aller plus loin, pour oser faire connaitre, pour diffuser...


AP : Excuse-moi d’être un peu direct... Mais n’y-a-t-il pas prétention à vouloir diffuser ton album ? En fait, je ne sais pas...


AP : Tu te poses la question ? Je ne cesse de me la poser... Rester confidentiel ou tenter de diffuser ? Ceci dit, maintenant l’album existe, il est à disposition... Alors, en définitive, ce n’est plus à moi de le dire...


AP : Et cette histoire de pseudo « Côme DETOUR » ? Il me faut protéger ma vie personnelle et professionnelle...


AP : Parce que tu crois au succès de l’album ? Sérieusement, non... Mais il convient d’être prudent tout de même !... Comme le disaient les Monty Python : « On est jamais déçus quand on s’attend au pire »...


AP : Et le pire pour toi, ce serait quoi ? A bien y réfléchir : le pire serait que l’album marche...


AP : Alors ça, ce n’est pas banal ! La popularité, ce n’est pas mon rêve... Je n’ai pas de vision extravagante de succès... Pas même d’envie de concert... Je ne veux pas être exposé... je ne cherche ni gloire ni argent... Juste, j’aimerai pouvoir continuer à créer et produire si cela plait...


AP : Quel est ton souhait alors ? Simplement, que l’album « En catimini » soit assez diffusé et/ou acheté pour pouvoir financer l’enregistrement du 2ème album... Car, s’il y a suffisamment d’auditeurs, ça vaut la peine d’entreprendre une telle aventure, c’est motivant de travailler sur un nouveau projet en étant attendu... Voilà, c’est tout...

La Bio……………… des chansons !(Le reste, on s’en fout...)


Ouverture Betty Cet instrumental composé en 2007 a toujours été dans ma tête un morceau d’ouverture pour un album. Son titre est une allusion au morceau Black Betty (Ram Jam) qui fut important à un moment de ma vie (c’était « l’hymne » de la discothèque ou j’étais DJ). Le développement en 4 blocs d’accords donne une structure croissante ou j’imagine une entrée en scène et en lumière progressive des musiciens...
Musique 2011, en pleine nuit, je me suis relevé et me suis précipité à mon piano... L’air, le thème et le sujet m’étaient venus comme cela, inexplicable... C’est peut-être la musique qui m’a demandé le plus d’effort ! Malgré l’écoute qui semble facile, la création des arrangements au piano et l’écriture des 3 variations m’ont demandés un réel travail d’imagination et de composition... Notamment la « renaissance » dans la 3ème variation : Bbm6/Bb - F#m6/A - Db - Db7/B /// Bbm6/Bb - F#m6/A-F# - Ebm7/Eb – Ab /// Ebm7/Eb - Ab-Absus4 - Ab Allez ! Allez ! Une des premières musiques de chanson créée (2003). Ce morceau s’accompagnait d’un copieux yaourt baragouiné en anglais-borborygme, un charabia sans aucun sens. En 2011, il fut difficile de mettre des mots français là-dessus... Quant au sujet, j’ai trouvé qu’il irait bien aux soirées en Ovésie... Colombine C’est une histoire vraie ! Après avoir vécu la scène à la fenêtre de mon séjour, la chanson m’est venue vocalement quelques jours plus tard dans ma cuisine. C’est la phrase « Le final de cette histoire, vous devinez, j’ai vu mes deux pigeons jouer à saute-mouton sur mon balcon » qui s’est imposée d’un bloc (paroles et musique). J’ai gardé l’enregistrement de cette naissance sur mon dictaphone. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire les paroles. Maussade Ce morceau a été composé un samedi matin au piano puis chanté à tue-tête dans la rue en allant faire mes courses (on a dû me prendre pour un fou !), il me fallait trouver le bon ton, le bon tempo... Pour l’écriture, j’ai hésité entre une chanson sur le Mossad et les incivilités... Finalement, le quotidien l’a emporté... Barnum Le sujet de cette chanson m’a été inspiré par Charles Aznavour. Lors d’une longue interview sur RTL, cet illustre auteur-compositeur-interprète a dit son ras-le-bol des chansons d’amour. « On n’entend plus que ça ». « Il y a tellement d’autres sujets à aborder ». « Les chansons d’amour c’est bien mais tout de même, il y a aussi d’autres thèmes ! ». En écoutant l’interview, je buvais du petit lait... Rendez-vous compte, c’est Charles Aznavour qui le dit ! J’ai fini d’écrire les paroles du 3ème couplet pendant les séances d’enregistrement. Vierge Après avoir composé et écrit les couplets, je n’arrivais pas à caler, à imaginer un refrain à insérer entre ces couplets. bref, c’était la panne... J’ai cherché, cherché, cherché longtemps... Puis le refrain m’est venu comme une évidence, comme une « morale » à l’histoire, un leitmotiv de fin... (Et merde aux formats standards !). Au piano. J’ai alors ressenti une forte émotion... Il m’arrive encore maintenant d’être tout frissonnant en l’écoutant. Petit bonhomme Fan de William Sheller depuis longtemps. Je voue une profonde admiration à l’homme et à son travail. J’ai appris à pianoter avec ses partitions de « Sheller en solitaire ». Dans une biographie écrite par Patrice Culpin (L’univers du Symphoman), il y a un passage sur l’inspiration qui me plait beaucoup. Quand William Sheller compose, il dit recevoir quelque chose, il est récepteur. Quand il joue, il devient émetteur. C’est un rôle, une posture très différente. Je l’ai alors imaginé en train de travailler, de composer à sa table de travail. Je veux ici lui rendre hommage. Ça balanceCette chanson est une récréation... Quoique ?! L’intro avec Patricia fût une sacrée rigolade lors de l’enregistrement en 2012 ! Le développement du sujet sur la gimmick de piano s’est fait naturellement. Néanmoins, il me fallait changer de posture et de ton pour ne pas rendre la chanson moralisatrice, j’ai alors inséré les séquences reggae et des paroles d’auto-dérision...Une demoiselle L’inspiration m’en est venue pendant que je faisais mes courses dans une grande surface (Pour ne pas la perdre, je me suis enregistré sur place discrètement caché au rayon des plats cuisinés !). Cette première inspiration disait : « Une sauterelle et un papillon s’en vont à tire d’aile habiller l’horizon »... Comme pour Colombine, il a été jouissif d’écrire les paroles. Coté sujet, quel garçon n’a pas vécu cette scène ? AnymoreSurprenant de mettre une chanson anglaise dans cet album en français... Oui, mais voila, je l’adore ! Si couplet et refrain ont été composés et enregistrés en une journée. J’ai dû m’isoler longuement afin de trouver le pont. Enfin, quand je l’ai trouvé, après une multitude de recherches et d’essais, celui-ci m’a procuré une grande joie. Je pense que c’est la clé de voute du morceau (Cm-Gm - Fm) X 2. Coté texte, au début, ce fut un yaourt anglais avec des mots qui n’existent pas, notamment « manymore »... Sur le premier enregistrement de voix de ces paroles sans sens, j’avais un peu bu... Shit ! Je n’ai jamais retrouvé le même ton, le même grammage de voix par la suite ! A l’écoute, mon imaginaire m’emmène souvent dans un clip vidéo, j’entrevois danseurs et danseuses (de ma connaissance) effectuer une chorégraphie en costume queue-de-pie noir et chapeau melon pour les femmes... Eclipse CarolePour conclure l’album, cela faisait plusieurs jours que je cherchais un instrumental dans mon stock... J’hésitais, totalement indécis, entre plusieurs morceaux... Sélectionnant puis revenant sans cesse sur mes choix... L’idée d’une musique qui s’éloigne à la fin me plaisait bien... Comme si mon bigband virtuel s’éloignait... Comme pour dire « à vous revoir, j’espère... ». Puis, en avril 2012, au piano, l’inspiration est venue comme ça, d’un coup... De l’énergie ! 

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